Trophée des Champions 2026 : Lens a déjà gagné son premier duel contre le PSG

Mercredi 3 juin 2026, siège de la LFP. Le Paris Saint-Germain veut jouer le trophée au Parc des Princes. Le RC Lens lui, veut qu’il ait lieu à Bollaert. Personne ne cède, aucun des deux clubs n’accepte de terrain neutre. Alors la Ligue a tranché par tirage au sort.

Trophée des Champions 2026 Stade Bollaert
Bollaert plein, vue des tribunes – Photo CSO

Le sort est tombé du côté du bassin minier. Le dimanche 16 août à 20h45, le Trophée des Champions 2026 se jouera à Bollaert-Delelis, une semaine avant le coup d’envoi de la Ligue 1.

Un tirage au sort à Paris, un stade rendu à Lens

Ce match ne devait initialement même pas se disputer en France. Comme presque chaque été, la Ligue souhaitait délocaliser son affiche d’ouverture à l’étranger. Une stratégie oh combien judicieuse pour la visibilité de notre championnat… (sic) La ville d’Abidjan était favorite, au point qu’une délégation s’y était rendue en inspection.

Finalement, la piste ivoirienne a été abandonnée pour des raisons sanitaires. Des joueuses de l’Olympique lyonnais étaient rentrées malades de la finale féminine jouée là-bas en mars dernier.

Restait à trancher entre le Parc des Princes et Bollaert. Les deux clubs voulaient jouaient dans leur stade, aucun n’a lâché. Le 3 juin, à l’issue de son conseil d’administration, la LFP a procédé à un tirage au sort. Le RC Lens a remporté ce premier duel.

Le Racing a eu de la chance. Et ça change tout au moment d’accueillir un match pour un trophée.

Bollaert a déjà vu ce trophée, sans personne pour le regarder

Peu de supporters ont ce souvenir en tête : Bollaert a déjà accueilli un Trophée des Champions, le 13 janvier 2021. C’était lors d’un PSG-OM, que les Parisiens avaient remporté 2-1.

L’affluence officielle ce soir-là fut de zéro. Huis clos intégral, Covid oblige. Le stade avec une des meilleures ambiances de France a juste servi de décor à une finale que personne n’a vue. Ni depuis les tribunes, ni depuis les cafés de la ville. Un match de football professionnel joué dans le silence, à l’endroit même où le silence n’existe pas habituellement.

Le 16 août prochain, les 38 223 places du stade auront cette fois du monde devant elles. Et cette fois, c’est bien notre Racing qui évoluera sur le rectangle vert.

Lens-PSG: un remake de 1998 mais à l’envers

L’affiche n’a rien d’inédit. Le 30 juillet 1998, Lens et le Paris Saint-Germain s’étaient déjà disputé ce trophée. Mais à cette époque, tout était inversé ! Les Sang et Or arrivaient auréolés de leur premier titre de champions de France alors que les Parisiens ,vainqueurs de la Coupe de France, avaient privé le Racing d’un doublé historique.

La rencontre s’était jouée à Tours, au Stade de la Vallée du Cher, sur terrain neutre et devant 10 365 spectateurs. Lens s’était incliné 0-1, sur un but de Yann Lachuer à la 54e minute. Un match d’été perdu loin de chez soi, sans public lensois, dont plus personne ne parle.

Vingt-huit ans plus tard, les rôles ont changé. Le lieu, lui, n’a plus rien de neutre.

Le quatrième trophée, celui qui manque encore

Il existe une statistique qui raconte cette soirée mieux que n’importe quel discours d’avant-match. En France, cinq clubs seulement ont remporté les quatre trophées nationaux majeurs, à savoir le championnat, la Coupe de France, la Coupe de la Ligue et le Trophée des Champions.

Il s’agit du PSG, de Marseille, Bordeaux, Monaco et Lyon. Six équipes si l’on accepte d’y ajouter Saint-Étienne à l’époque où la compétition s’appelait le Challenge des Champions.

Le RC Lens détient trois trophées à son palmarès. Le championnat en 1998, la Coupe de la Ligue en 1999, la Coupe de France en mai dernier. Il n’en manque qu’un… Et il se joue le 16 août, à la maison, face au club qui a gagné douze des treize dernières éditions et qui vise ici son quinzième sacre.

5
équipes

C’est le nombre de clubs français qui ont soulevé les quatre trophées nationaux majeurs. Le 16 août, le Racing peut devenir le sixième.

Ce que le 16 août dit du RC Lens

Ce sera aussi le premier match officiel de Dino Toppmöller sur le banc lensois, avec comme adversaire, le champion de France. Derrière lui se trouve un vestiaire encore en construction après un mercato dense. Et 38 000 personnes qui n’auront pas la patience d’entendre parler de temps d’adaptation. On a connu une prise de fonction plus douce !

Cela dit, un démarrage en douceur n’aurait pas beaucoup ressemblé à Lens. Personne n’a jamais demandé aux charbonneurs s’ils se sentaient prêts avant de les faire descendre dans la mine. Dimanche, personne ne demandera non plus à l’entraîneur allemand si son équipe est prête. On regardera ce qu’elle fait du match.

Le 16 août, Bollaert devrait être plein à craquer. Moins de trois mois après avoir envahi le Stade de France, les supporters seront là pour pousser le Racing vers le seul titre qui lui manque. Le tirage leur permet de vivre une belle soirée. À l’équipe de conclure avec un nouveau trophée.

Ce qu’il faut retenir

Pourquoi le match se joue-t-il à Bollaert et non au Parc des Princes ?

Parce que les deux clubs voulaient recevoir et n’ont trouvé aucun compromis. Alors le 3 juin 2026, à l’issue de son conseil d’administration, la LFP a désigné le stade hôte par tirage au sort, au siège de la Ligue et en présence des représentants des deux clubs. C’est Bollaert qui a été tiré.

Quels trophées manquent encore au palmarès du RC Lens ?

Un seul parmi les quatre trophées nationaux majeurs : le Trophée des Champions. Le Racing a remporté le championnat de France en 1998, la Coupe de la Ligue en 1999 et la Coupe de France en 2026. Une victoire le 16 août ferait de lui le sixième club français à avoir gagné les quatre.

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