Lyon-Lens, ultime acte d’une saison mémorable

Nom de Zeus coach Sage ! Nous revoilà repartis dans cette bonne vieille saison 2001-2002 ! Comme un air de déjà vu… Ce Lyon-Lens, en clôture de saison, vient raviver pour certains d’entre nous la douloureuse cicatrice du 4 mai 2002 où le Racing avait laissé filer le titre. Mais les temps ont bien changé.

Pierre Sage , de retour sur ses terres, aura à cœur de finir cet exercice en beauté
Photo CSO

Une soirée de 2002 morose

Bon nombre de supporters avaient investi les bars de Lens afin de suivre cette finale du championnat de France, première (et encore unique) dans l’histoire. Le suspense fut de courte durée, après un premier but d’inscrit par Sydney Govou dès la 8e minute puis un second par Philippe Violeau quelques minutes après, et ce malgré la réduction du score de Jacek Bak à la 26e. Ironie du sort, ce fut Pierre Laigle, pur produit sang et or, qui vint sceller la victoire lyonnaise par une frappe contrée en seconde période. Le Racing avait pourtant occupé la tête du championnat à 28 reprises. Nul besoin de coach grimé en savant fou, ni de voyage dans le temps en DeLorean ce dimanche soir. Il n’y aura pas de désillusion de ce genre en clôture de cet exercice 2025-2026. Les joueurs ont tout fait pour.

Une dernière apparition en championnat sous les couleurs lensoises pour Wesley Saïd et Adrien Thomasson
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Des enjeux diamétralement opposés

La donne est aujourd’hui différente, avec ce RC Lens qui en ces années 2020 a retrouvé de sa splendeur après une longue période d’errance, et un Olympique Lyonnais à la recherche d’un titre national, depuis de trop longues saisons pour un club de cette envergure. Le Racing n’a plus rien à jouer, comptablement parlant, en cette dernière journée. Il aura une grande partie de son attention tournée vers le rendez-vous du 22 mai, face à l’OGC Nice.

La fête à Bollaert lors de la victoire face au FC Nantes a permis de célébrer la participation à la prochaine Ligue des Champions. Les Lyonnais, quant à eux, s’en sont éloignés et la joueront peut-être uniquement sur leur Playstation, pour le plus grand plaisir de leurs voisins Verts. Pour tous les supporters de la Capitale des Gaules, ce serait une désillusion majeure après une remontée quasi inespérée au classement, où l’OL est descendu un moment jusqu’à la 7e place. Il faudra donc s’attendre à une opposition musclée des Gones. Ce qui pose bien évidemment la question de l’identité des joueurs lensois alignés au Groupama Stadium.

Les Gones voudront rejoindre les Lensois dans la prestigieuse Ligue des Champions
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Quelles forces en présence?

Difficile d’imaginer l’entraîneur artésien prendre des risques inutiles avec les cadres de son effectif. La blessure mercredi de Samson Baidoo vient rappeler que l’équilibre d’un effectif demeure fragile. De nombreux joueurs ont d’ailleurs été ménagés en ce sens dernièrement, notamment parmi l’escouade offensive. L’on peut alors s’attendre à voir évoluer une équipe quelque peu remaniée sur la pelouse lyonnaise.

À moins que Pierre Sage, de retour sur ses terres rhônalpines, ne souhaite aligner son équipe type en vue d’une dernière répétition. La défense qu’il choisira, dans laquelle Kyllian Antonio et Arthur Masuaku sont en balance, devrait donner une sérieuse indication de celle appelée à démarrer la rencontre vendredi soir au Stade de France. Et dans tous les cas, il ne sera pas question de brader ce match et de fausser l’issue du championnat. Ce Racing respecte la compétition. Le coach lensois a d’ailleurs rappelé la défaite inaugurale à Bollaert en août et indiqué ne pas vouloir « finir avec deux défaites contre cet adversaire ». Moins une question d’orgueil que de rang à tenir. Alors Doc Sage, on fait quoi ?

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