CULTURE SANG & OR

La rentrée des classes

Ça y est, c’est l’heure de la reprise et la musique de la rentrée de classe va sonner. Pour les supporters du Racing dont le poids des ans est plus important et où les moments sur les bancs de l’école sont révolus, ce moment est empreint d’une douce nostalgie.Ce fameux rituel d’avant rentrée des classes, où l’on mène une guerre psychologique dans l’esprit de nos parents pour briller de mille feux le 1er jour. Le passage chez Foot Locker pour avoir les pompes dernier cri, l’achat du mythique EastPack que l’on va savamment décorer avec les sigles anarchy et Nirvana. L’agenda où l’on espère avoir le max de mots d’ici la fin de l’année. La coupe propre sur les côtés avec le pot de gel effet cheveux mouillés sur le dessus.

La classe à Dallas avant de monter dans le bus et d’arriver au collège. Tout ça pour en mettre plein la vue à la jolie brune en 4ème B. Toujours avec cette petite boule dans le ventre, ce mélange d’appréhension et d’impatience.

Pour sa rentrée, le Racing Club de Lens s’est paré de ses plus beaux atouts comme nous l’avons fait également dans nos jeunes années. Pour un club plus que centenaire, il a piqué une longue crise d’adolescence, jouant le jeune révolté dans les tréfonds de la Ligue 2. Aujourd’hui, il apparaît comme un homme avec une pleine confiance en lui, sûr de ses forces et avec un objectif caché mais bien présent : l’Europe.

Crédit : RCLens.fr

Cela fait des années que cette boule dans le ventre avant la rentrée des classes a disparu pour beaucoup d’entre nous. Elle revient quand nous devenons parents. Nous voyons nos enfants grandir et un jour, ils franchissent à leur tour le seuil de l’école. On les regarde alors fébrilement s’éloigner, comme s’éloigne notre jeunesse, en se remémorant nos propres souvenirs. Et, cette belle impatience revient plus généralement, lors de chaque mois d’août, pour la reprise de notre club. Nous sommes tous des enfants du Racing comme le dit la chanson. Et c’est grâce à cette si douce folie Sang et Or qui nous anime que nous resterons éternellement de grands adolescents.

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