CULTURE SANG & OR

Jimmy Adjovi-Boco : “Il y a beaucoup de ressemblances entre les gens du Nord et les écossais”

Jimmy Adjovi-Boco était l’invité de l’épisode 33 de l’émission Culture Sang et Or. L’ancien joueur du Racing nous parle de son présent, du RCL d’aujourd’hui et de ses années en Sang et Or !

Jean Marc Adjovi-Boco
©Matthew Ashton/EMPICS

Après avoir été réduit à 10 pendant les trois-quarts du match, à la suite de l’expulsion d’Issiaga Sylla, peut-on parler d’exploit des Sang et Or suite à leur victoire face à Nîmes ?
« Oui on peut parler d’exploit, mais c’est aussi la continuité de ce que l’on vit avec cette équipe depuis le début de saison. C’est une équipe qui a du cœur, qui a beaucoup d’envie et, malgré les absences, le banc répond toujours présent. Ce qu’accomplit Franck Haise avec ces joueurs, c’est exceptionnel.»

Quand on est joueur, et que l’on voit un de nos coéquipiers prendre rouge, peut-on se dire que l’on ne prendra plus de plaisir dans le match ?
« Il y a plusieurs manières de prendre du plaisir : En jouant et en faisant preuve de solidarité, en gagnant un match en étant en infériorité numérique. C’est une vraie réjouissance. Chaque action que l’on développe à 10 vs 11 et qui va au bout, c’est du plaisir. Quand on voit la joie de Franck Haise à la fin du match dans les tribunes, on voit bien qu’il y a du plaisir. Tout le monde a compris, en voyant l’image du coach, que c’était une victoire exceptionnelle. Les nîmois, malgré leur classement, ont souvent montré que c’était une équipe difficile à jouer. Il y a une réelle maturité dans l’équipe lensoise, car peu importe ce qu’il se passe sur et en dehors du terrain, l’équipe agit ou réagit. Tout ceci est à mettre au crédit du staff »

Dans ce type de match difficile, les remplaçants ne sont-ils pas plus décisifs ?
« Quand ils rentrent, ils savent que les joueurs sur le terrain ont cravaché et qu’eux doivent reprendre le flambeau. Les joueurs savent qu’ils doivent se mettre dans un certain état d’esprit. Le banc lensois montre souvent un visage intéressant quand il rentre sur la pelouse et c’est aussi à mettre dans la réussite du staff. On sent qu’il y a une véritable équipe avec 20 joueurs qui sont tous prêts pour gagner. »

Effectif du RC Lens saison 1996/97
©RCLens.fr

Plutôt Jean-Marc ou Jimmy ?
« Jimmy. Il n’y avait que mes professeurs d’école qui m’appelaient Jean-Marc. »

Plutôt carton rouge contre Metz ou penalty contre Le Havre ?
« Carton rouge contre Metz, car j’ai réussi à me sortir de cette mauvaise impasse. Il s’agissait de mon premier match en Ligue 1, mon premier match à Lens… C’était la totale… » (rire)

Plutôt centre pour Roger Boli contre Marseille ou pour Bocandé contre Nîmes ?
« Pour Roger contre l’OM, car ce match restera à tout jamais dans ma mémoire et même de beaucoup de lensois. »

Plutôt Nord de la France ou Nord du Royaume-Uni ?
« Nord de la France, même si l’Ecosse est un superbe pays. Il y a beaucoup de ressemblances entre les gens du Nord et les écossais. »

Plutôt businessman ou mécano ?
« Plutôt businessman. Même si mécano fût mon premier job »

Plutôt débordement-centre-but ou défensif-tacle-relance ?
« Plutôt défensif-tacle-relance. Le reste c’est du dépassement de fonction, c’est ce que disait le coach, mais avant tout j’étais défenseur. »

Plutôt SuperLeague ou Ligue des Champions africaine ? (Dans l’actualité sportive africaine, la SuperLeague vient d’être votée pour remplacer la Ligue des Champions)
« Il faut arrêter de sortir ce genre de compétition et c’est ce qui va nous amener à notre perte. Si je devais mettre un carton rouge, ça serait pour le vote de cette compétition »

©FranceBleu

Plutôt la carrière de François Omam-Biyik ou Roger Boli ?
« Je ne peux pas choisir… Roger c’est mon petit frère et François un grand monsieur. Je ne peux pas »

Ta plus grosse émotion serait la « Remontada » en Coupe de France 93-94 au Parc face au PSG ou la dernière journée de la saison 94-95 contre Caen qui marque le retour du RC Lens en Coupe d’Europe ?
« Caen. C’était un moment très fort, même si battre Paris au Parc c’était une belle réjouissance. Mais ramener Lens en Coupe d’Europe c’était quelque chose, surtout après les festivités avec les supporters. Un moment fabuleux, extraordinaire. »

Le plus grand joueur du football béninois : Stéphane Sessegnon ou Jimmy Adjovi-Boco ?
« Stéphane Sessegnon. C’était un super joueur, même s’il a manqué de sérieux à Paris, mais il avait un talent fou. Mais j’ai appris à le connaître il n’y a pas si longtemps et c’est vraiment une belle personne. »

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Retranscription | L’équipe Culture Sang et Or

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