Yannick Cahuzac va vivre vendredi soir son premier match officiel à domicile comme entraîneur principal du Racing face à l’Olympique lyonnais, comme l’avait fait Pierre Sage avant lui. Après trois semaines de préparation pour le Racing, cet OL profondément transformé lors du mercato d’été est un rival de taille.

Lens-Lyon, première journée et première défaite en 2025-2026
Lyon a un compte à régler. Le 17 mai, au Groupama Stadium, la saison 2025-2026 s’était refermée sur un 0-4 cinglant pour les Rhôdaniens. Wesley Saïd avait signé un doublé et le Racing avait conforté sa deuxième place de Ligue 1. Les Lyonnais, eux, coincé à la quatrième, étaient renvoyés vers les qualifications européennes. Elles n’ont pas bien tourné.
Un été entre Prague, Istanbul et Bruxelles
L’OL de Paulo Fonseca a donc dû faire démarrer sa saison début août par des qualifications de Ligue des champions. Il a éliminé le Sparta Prague, avant de buter sur Fenerbahçe en barrage. Reversé en Ligue Europa, Lyon y a débuté par une victoire 2-1 à Anderlecht le 16 septembre. Puis, en Ligue 1, il a corrigé le Stade rennais 4-0 trois jours plus tard, sa dernière sortie avant la trêve.
Il se présente ainsi dans l’Artois avec dix matchs officiels dans les jambes, dont cinq en Coupe d’Europe. Autrement dit, il peut paraître mieux rodé que Lens, qui a moins joué, et qui de plus a trouvé le temps de déjà changer de coach cette saison.
Un mercato dans les deux sens
Après le jeune attaquant Kaïl Boudache, première recrue de l’été, l’OL a officialisé trois arrivées en trois jours début juillet :
- le milieu danois Mads Bidstrup arrivé du RB Salzbourg,
- l’ailier belge Julien Duranville, venu du Borussia Dortmund,
- le défenseur international burkinabè Mohamed Ouédraogo, en provenance du SCR Altach.
Le renfort le plus parlant pour Bollaert est arrivé fin juillet : Loïs Openda, prêté par la Juventus contre 3,5 millions d’euros pour combler le besoin d’un numéro 9 que le club présentait comme sa priorité. Les Lensois n’ont pas oublié sa saison 2022-2023 sous le maillot sang et or : 21 buts en Ligue 1, une deuxième place au bout. Il inscrit aussi le triplé le plus rapide du championnat depuis cinquante ans, en quatre minutes et trente secondes à Clermont.
C’est le total de Loïs Openda en Ligue 1 avec le RC Lens en 2022-2023. Aucun joueur du Racing n’avait dépassé les 20 buts en championnat depuis Georges Lech en 1966-1967. Vendredi, il revient à Bollaert sous le maillot lyonnais.
Le latéral droit suisse Zachary Athekame est arrivé à la mi-août, prêté par l’AC Milan. Quant à Malick Fofana, il a été cédé in extremis à Sunderland pour un montant pouvant atteindre 35 millions d’euros. L’OL a présenté le soir même un autre ailier, Keito Nakamura, auteur de 30 buts en 97 rencontres avec Reims et premier Japonais de l’histoire du club. Afonso Moreira était déjà parti au Bayer Leverkusen en juin.
Forces et faiblesses d’un Lyon en plein renouvellement
La première force de cet OL tient à la variété de ses profils offensifs. Avec Nakamura, Duranville et Boudache sur les côtés et Openda pour attaquer la profondeur, Paulo Fonseca dispose d’un beau réservoir de joueurs de percussion. Le 4-0 infligé à Rennes a montré ce que ce collectif produit quand les espaces s’ouvrent. Athekame apporte aussi de la vitesse dans le couloir droit.
Ce renouvellement pose tout de même quelques questions, pas toutes réglées. Dans cet effectif qui a perdu deux valeurs sûres, Fofana et Moreira, Nakamura n’a signé que le 2 septembre, ce qui laisse peu de temps pour travailler les automatismes. Bidstrup, Athekame et Ouédraogo découvrent par ailleurs la Ligue 1. Et cinq rencontres de Ligue Europa attendent encore les Lyonnais d’ici au 10 décembre.
Lens-Lyon : l’historique récent
Les deux dernières confrontations avec les Lyonnais ont tourné en faveur du Racing, alors entraîné par Pierre Sage, lui-même ancien entraîneur de l’OL. Mais c’était sur les bords du Rhône.
Le 5 mars, en quart de finale de la Coupe de France au Groupama Stadium, Lens menait 2-0 à la pause grâce à Florian Thauvin et Abdallah Sima, avant d’être rejoint dans le temps additionnel. La qualification s’était jouée aux tirs au but (5-4), Thauvin transformant le dernier. Le 4-0 était intervenu cinq jours avant que Lens ne soulève la première Coupe de France de son histoire.
Vendredi, le contexte sera très différent. Yannick Cahuzac, milieu du Racing de 2019 à 2022 puis adjoint, est revenu cet été dans le staff avant d’être promu entraîneur principal le 15 septembre, à la suite du départ de Dino Toppmöller. Pour l’instant, cela n’a pas porté ses fruits, avec une défaite (2-1) chez le leader, Monaco, le 18 septembre. C’est la première à Bollaert pour le nouveau coach. Pour les Sang et Or, qui occupent une piètre 15e place, l’objectif est de renouer avec la victoire devant un public qui pourrait s’impatienter, en cas de nouvelle déconvenue.
Quand les projecteurs de Bollaert s’allumeront vendredi soir, le Racing aura eu trois semaines pour préparer ce rendez-vous. Pour vous qui serez en tribune comme pour les joueurs, il restera à charbonner.
Ce qu’il faut retenir avant Lens-Lyon
Le match se joue le vendredi 9 octobre à 20h45 au stade Bollaert-Delelis, pour la 6e journée de Ligue 1 McDonald’s. Il est diffusé en France sur Ligue 1+.
Lyon a recruté Kaïl Boudache, Mads Bidstrup (RB Salzbourg), Julien Duranville (Borussia Dortmund), Mohamed Ouédraogo (SCR Altach) et Keito Nakamura (Stade de Reims), et accueille en prêt Loïs Openda (Juventus) et Zachary Athekame (AC Milan). Malick Fofana (Sunderland) et Afonso Moreira (Bayer Leverkusen) ont quitté le club. L’équipe est entraînée par Paulo Fonseca.
Lens a remporté les deux dernières confrontations, au Groupama Stadium : le quart de finale de la Coupe de France du 5 mars 2026 à Lyon (2-2, 5 tirs au but à 4), puis dernier match de la saison de Ligue 1, le 17 mai 2026, gagné 4-0. À Lens en revanche, Lyon reste sur une victoire (1-0), le 16 août 2025. La dernière victoire à domicile des Sang et Or face à cet adversaire remonte au 2 décembre 2023 (3-2).

