Pause

Un victoire en amical contre le Standard, un nouveau directeur commercial et c’est tout. Pour les supporters lensois, jamais une semaine de l’année 2026 n’aura été aussi reposante. Retour sur tout ce qui nous aura maintenu éveillés cette année.

Allo ?! Y’a quelqu’un – Photo CSO

Lors de cette année civile, être un suiveur du Racing n’est pas sans émotions. Il y aura eu le mano à mano avec le PSG pour le titre avec en parallèle le parcours en Coupe de France. Il y avait de quoi tenir les supporters en haleine de janvier à mai. Chaque semaine nous révisions nos chances de gagner le titre de Ligue 1 et/ou la Coupe de France. Et quand la saison s’est finie en apothéose sur la pelouse du Stade de France, le club a subi dans la foulée les tergiversations de Pierre Sage. « Je vais peut-être partir » a-t-il fait sous-entendre. « Non je reste, c’est certain » a-t-il ensuite affirmé à Téléfoot. « Ah pardon, finalement je pars » a-t-il conclu. Les supporters ont ainsi eu tout le loisir de se triturer le cerveau pour le comprendre et de se retrouver en sueur à chacune de ses déclarations.

Une actu en chasse l’autre

Une fois ce départ acté, le suspense était à son comble pour la question de la nomination de son successeur. Qui de Patrick Videira ou Olivier Pantaloni allaient le remplacer? De quoi lancer des paris entre amis. Et que nenni… Benjamin Parrot et Jean-Louis Leca nous sortaient finalement de leur chapeau Dino Toppmöller, ancien (alléchant) adjoint de Julian Nagelsmann. A ce moment précis, même si l’équipe n’évoluait plus sur le terrain et que les joueurs se permettaient quelques écarts durant leur repos bien mérité, l’attention médiatique restait forte. Nombreux étaient ceux qui se questionnaient sur cet entraineur germanique maniant avec aisance la langue de Molière. Et que penser des nouveaux joueurs? Ce Yacine Titraoui mérite-t-il vraiment le surnom de Verratti algérien ? Michaël Cuisance va-t-il enfin lancer sa carrière ? Et qui va partir ? Notre curiosité était titillée de toutes parts.

On regardait la Coupe du Monde d’un oeil et l’actualité du Racing d’un autre. Période de mercato oblige, les journalistes grattaient du papier et les supporters lisaient attentivement les messages d’obscurs influenceurs comme Fabrizio Romano qui, comme les poux à l’école, n’apparaissent que deux fois par an. Et ainsi nous étions abreuvés d’informations jusqu’au début de saison.

Arrivait alors le tournoi de Côme et la victoire lors du Trophée des Champions. Et les espoirs naissants laissèrent peu à peu la place à un insidieux doute, le jeu et la défense se délitant au fil des semaines. On fronçait sérieusement les sourcils en regardant les prestations de l’équipe. De quoi nous questionner sur ce qui n’allait pas dans cette défense et le système mis en place par le staff. Tout cela jusqu’au renvoi surprise de l’entraîneur allemand. Une fois encore, la machine médiatique et le coeur des supporters se sont emballés à la nomination de Yannick Cahuzac. Toute cette séquence aura néanmoins rendu dubitatifs les amoureux du club sur la stratégie pour le moins nébuleuse engagée par les dirigeants du Racing.

Short relevé, Cahuzac est prêt – Photo CSO

Et soudain le vide médiatique

L’arrivée de cette longue trêve internationale a renvoyé ailleurs notre attention. Le charisme de Zidane a placé dans l’ombre tout le reste, Racing inclus. Comme une cure de désintoxication, le supporter lensois s’est retrouvé sevré de son club.

Et ce n’est pas cet amical contre le Standard (2-0, buts de Florian Thauvin et Odsonne Édouard) dans le modeste stade François Blin d’Avion qui nous aura réveillés. La rencontre s’est jouée sans retransmission et seuls les buts ont été diffusés. La défense lensoise a (enfin) tenu la baraque. Mais de quelle valeur était cette opposition belge ? Personne ne le sait réellement. Anecdotique aussi pour les fans est le départ de Laurent Platini (fils de la légende) du poste de directeur commercial. Il est remplacé en interne par Arthur Chateau. De la continuité puisque ce dernier est au sein du club depuis 2017.

Reprise sous tension

Voilà. La pause internationale se termine bientôt. On va pouvoir repenser au club. Et reprendre nos shots de dopamine tant les matchs seront nombreux en octobre. Nous scruterons très attentivement tout ce qui sera mis en place par Yannick Cahuzac, encore en quête de son diplôme d’entraîneur. La question de son niveau et de sa capacité à prendre les rennes du Racing n’aura été que mise entre parenthèses par cette trêve internationale.

Merci pour la pause, les choses sérieuses peuvent désormais reprendre. Pour notre plus grand plaisir.

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