Cette saison, nous irons danser avec culot, sans Pantaloni

La paire Leca – Parrot a ressorti son tableur Excel de l’espace pour dégoter le nouvel entraîneur lensois. FIni le classique monosyllabique antonomastique de ces dernières saisons, place au top moumoute, le manager qui ne manque pas de mordant, Dino Toppmöller.

Les hommes forts à la barre. Photo CSO

Ils auraient pu signer

À Lens, nous sommes habitués aux rumeurs les plus originales. Dernière en date, Olivier Pantaloni, nom ronflant qui fleure bon les chocs de Ligue 2 au stade Louis-Dugauguez, dans le panthéon des semi-stars de l’antichambre, en compagnie de Jean-Louis Garcia, Olivier Dall’Oglio ou Régis Brouard. Ces techniciens connaissent parfaitement l’ascenseur et rencontrent, certes de façon temporaire, le succès en Ligue 1 Mac Donald’s. Pantaloni est ici à son prime, atteint avec Lorient et son panache. C’est le moment ou jamais pour prétendre prendre les rênes du Racing Club de Lens cette année, de Ligue des champions qui plus est. Oui mais non.

En trois ans, le club nous avait pourtant habitués à des noms en monosyllabes qui faisaient sens. Après Haise, Still et Sage, nombreux sont ceux qui attendaient un recrutement de coach qui se cale sur une étude onomastique (des noms) de haute volée. Peut-être le secret du tableur de Jean-Louis Leca ? Celui qui coche ces cases en toute évidence est Éric Roy, qui aurait pu revenir par la grande porte à la Gaillette, reprendre son règne là où il s’était arrêté il y a quelques années, lorsque sa tête fut coupée pour permettre un renouveau au club. Oui mais non.

Le chapeau des magiciens du Racing

Surprise ! Ce que nous apprend avant toute chose la saison écoulée avec la paire Parrot – Leca, c’est que le Racing navigue en sous-marin, et réussit toujours à prendre le contre-pied les suiveurs, pour nous étonner en bien. Les insiders peuvent ranger leurs radars et prémonitions de chez Wish, la direction lensoise allume des contre-feux en permanence et finit toujours par sortir du chapeau un personnage qui va faire sensation.

Joueurs comme coach, le Racing arrive à dégoter des noms, tantôt ronflants, tantôt discrets, mais qui révèlent jusqu’ici de la haute qualité. Risser, Baidoo, Udol, Sangaré, Thauvin, Saint-Maximin, Édouard et Sage. Beaucoup de réussites dans les recrutements, qui épatent par leur profil, Racing compatibles.

Un Toppmöller pour un Lens bannière étoilée

La première surprise est donc le recrutement du coach, ni français, ni monosyllabique, ni ventre mou : Dino Toppmöller. Le patronyme sonne bien ; cependant, personne ne s’attendait à la venue de l’Allemand, ancien adjoint de Julian Nagelsmann au Bayern, qui a mené Dudelange à manger à la table de quelques cadors européens, et surtout qui a managé l’Eintracht Francfort jusqu’à atteindre le podium en Bundesliga.

Lens prend une envergure toute européenne en nommant à la tête de l’équipe fanion un homme qui a l’expérience de la plus prestigieuse des coupes continentales. L’Allemand coche également pas mal de cases dans la grille d’analyse. Il est polyglotte, LV2 français, il a dirigé des effectifs où cohabitaient de multiples nationalités, il est reconnu pour être un fin tacticien au service de l’efficacité — idéal pour relayer Pierre Sage, parangon du beau jeu.

Perdre Pierre Sage avait créé un début de sinistrose au Racing. Calma, calma, la barre du bateau RCL est bien tenue, et l’arrivée de Dino met fin à la crainte de saison de transition, moins flamboyante. Elle nous plonge toutes et tous la tête dans les étoiles européennes, pour lancer un mercato alléchant. Car travailler avec lui, adhérer à son style moderne et offensif, dans un club maintenant structuré et conquérant, bien des joueurs de talent en ont sûrement envie.

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