Ce samedi, à l’Allianz Riviera, les Lensois iront chercher des points pour consolider leur deuxième place…avec l’envie sûrement de tester ces Aiglons. Certes, ce n’est pas au Stade de France. C’est un autre contexte, une autre compétition mais il est impossible de ne pas penser à la finale de la Coupe de France.

Photo CSO
L’OGC Nice est-il en forme ? Si l’on regarde le verre à moitié plein, les joueurs de l’inoxydable Claude Puel reste sur 4 matchs sans défaites – trois matchs nuls en championnat (contre Le Havre, Lille et Marseille) et une victoire à Strasbourg en demi-finale de Coupe de France. Si l’on regarde le verre à moitié vide, la dernière victoire en Ligue 1 remonte au 14 mars (0-2 à Angers). Presque une éternité dans le monde du football.
Claude Puel, un entraineur frileux
Ce qui est marquant avec l’OGC Nice de Claude Puel, c’est la volonté défensive de l’équipe. La défense niçoise n’a ainsi concédé que deux buts lors des quatre derniers matchs. Pour autant, même avec Claude Puel aux manettes, l’équipe a parfois connu des errements défensifs et ouvert les vannes. 5 buts encaissés à Toulouse en janvier, 3 à domicile en février contre Lorient, 4 contre Rennes et Paris à domicile en mars. De temps à autre, l’Allianz Riviera sait se montrer généreuse pour les visiteurs.
Les attaquants azuréens ont, quant à eux, scoré à 5 reprises sur un total de 8 matchs en championnat depuis début mars. Sur ces cinq derniers buts, deux ont été inscrits par Elye Wahi, qui sera absent face à son ancien club. Cette équipe doute depuis de longues semaines en championnat. Et a conscience qu’une défaite ce week-end pourrait être préjudiciable car l’AJ Auxerre, concurrent pour la place de barragiste Ligue 1/Ligue 2, reçoit Angers dimanche. Les Aiglons pourraient à la fois ce week-end assurer leur maintien ou se retrouver à portée de fusil des Auxerrois avant un déplacement périlleux lors de la prochaine journée à l’Abbé Deschamps. Les Niçois auront donc la pression ce week-end. Et peu de certitudes dans le jeu.
Pierre Sage, le mea culpa
Côté lensois, les supporters que nous sommes seront attentifs à la première mi-temps et aux premières minutes du match. Les joueurs de Pierre Sage rejoindront-ils la mi-temps avec un retard de buts et une prestation médiocre ? Ou seront-ils capables de démarrer le match comme ils savent les finir ? Ces bouts de matchs non maitrisés ont fait sortir de ses gonds Pierre Sage. Ce dernier, en conférence de presse contre Nice, est revenu sur l’agacement qu’il avait exprimé après le match contre Brest. Avec une éloquence telle qu’on lui connaît, il a ainsi déclaré : « C’était un vrai coup de gueule et les joueurs se sont vraiment sentis visés. C’est comme une situation de conflit dans une famille. C’est justement dans ces moments-là qu’on voit le niveau d’amour. Ce n’est pas parce qu’il y a un conflit dans un système que celui-ci est forcément ébranlé. À l’inverse, il doit aussi trouver sa ressource à l’intérieur. Et même quand le patriarche déconne, puisque ça a été le cas car j’y suis allé vraiment très très fort.«
Au tour des joueurs, ce samedi, de montrer l’amour qu’ils portent à leur entraineur. Une victoire et (éventuellement) une qualification en Ligue des Champions seraient les bienvenues pour aborder sereinement les prochaines échéances.

