Le Paris FC accueille Lens ce samedi à Jean Bouin. Pour comprendre où en est vraiment le promu francilien avant d’affronter les Sang et Or, Passion Paris FC décortique sans filtre les forces, les failles et les clés de cette équipe.

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Culture Sang & Or: Lors du match aller, tu évoquais un Paris FC fraîchement promu, serein, visant un maintien tranquille. Quelques mois plus tard, comment vois-tu la situation du club, mal classé ?
Passion Paris FC: Le Paris FC est actuellement 15e de Ligue 1, avec huit points d’avance sur le barragiste. Il n’y a donc pas d’inquiétudes à avoir compte tenu de l’avance. Le maintien n’est pas pour autant assuré, même si Auxerre, Nantes et Metz sont en très grande difficulté. Depuis le match aller, le PFC a beaucoup déçu. Les recrues estivales sont pour la plupart des ratés. Malgré tout, la récente victoire à Nantes et les nuls face à Angers, Marseille et Auxerre nous permettent de garder un écart relativement confortable avec la zone rouge.
Tu expliquais à l’époque que le PFC refusait de jouer en bloc bas, même face à des équipes comme Lens. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ou le club a-t-il adapté son approche au fil de la saison ?
L’objectif du coach est toujours de développer du jeu et d’éviter de mettre le bus. Si l’écart de niveau est trop grand avec l’adversaire, comme face au PSG, le PFC peut jouer en bloc bas. Stéphane Gilli a récemment mis en place une défense à trois centraux et deux pistons sur les côtés, qui nous assure plus de stabilité défensive. Je pense que ce système sera choisi face à Lens.
Depuis le match aller, quels sont selon toi les joueurs qui ont le plus progressé ou gagné en importance dans l’effectif parisien ?
La saison d’Ilan Kebbal est excellente. Il est le meilleur buteur du club cette saison et peut à lui seul changer le cours d’un match. Il était déjà très fort en début de saison, c’est toujours le cas. Kevin Trapp a pris la place d’Obed Nkambadio dans les buts et réalise une bonne saison. Sans être transcendant, il rassure l’équipe grâce à son expérience. Enfin Timothée Kolodziejczak, sur le banc une bonne partie de la saison, a su gagner sa place dans la défense centrale à trois et se montre très convaincant.
À l’inverse, certaines limites pointées à l’aller, notamment les erreurs défensives individuelles, sont elles encore visibles aujourd’hui ?
La défense à trois (ou à cinq, ça dépend comment on voit les choses) a permis d’effacer quelque peu les erreurs défensives individuelles. Quand l’adversité augmente, comme face à Marseille, on constate toujours un manque de sérénité tout de même.
Selon toi, le mercato hivernal visait-il à renforcer le PFC à court terme ou alors à aider l’équipe à voir plus grand à plus long terme ?
Le mercato répond à nos attentes à court terme. Je trouve cela plutôt cohérent. De gros transferts comme au mercato estival auraient été risqués, et auraient pu encore plus entasser les joueurs indésirables, déjà nombreux. Le club a ainsi misé sur des prêts à des postes où on avait besoin de renforts : un défenseur central (Diego Coppola), un ailier (Luca Koleosho) et un milieu athlétique (Marshall Munetsi). Ciro Immobile a signé jusqu’à la fin de la saison et est un renfort de classe internationale. Ces joueurs devraient nous permettre d’assurer un maintien plus tranquille. Avec les arrivées récentes de Rudy Matondo et Patrick Zabi (lui rejoindra le PFC cet été), deux milieux très prometteurs, le club mise aussi sur l’avenir. On y retrouve la patte Red Bull.

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Si tu devais prendre deux joueurs du RC Lens et les intégrer au onze parisien, qui choisirais-tu et pour quelles raisons ?
Pour que le mercato du club ait été parfait, il aurait fallu un arrière droit. Nous n’avons qu’Hamari Traoré, parfois blessé mais globalement décevant. Je prendrais donc d’abord Ruben Aguilar. Ensuite, notre attaque étant toujours plutôt défaillante, je prendrais sans doute Odsonne Édouard.
D’après toi, quelle sera la principale clé du match face à l’intensité et au pressing des Sang et Or ?
Le PFC devra défendre parfaitement et concrétiser le peu d’occasions qu’il aura pour avoir des chances d’au moins faire un match nul dans ce match. Il faudra être efficace dans les deux surfaces.
Quel duel ou quel secteur de jeu te paraît déterminant dans cette rencontre ?
Le secteur déterminant est pour moi le milieu. Je trouve que le nouveau système de jeu du PFC fragilise notre milieu. Le jeu passe davantage sur les côtés. Si les deux milieux parisiens se font bouger, on se fera transpercer et on se prendra des vagues lensoises.
Pour conclure, quel est ton pronostic sur les fins de saison de nos clubs respectifs ?
Je pense que Lens terminera à une belle deuxième place. Je ne pense pas que le PFC se métamorphosera, et pourrait finir au mieux à la 12e place.
Merci à nos amis de Passion Paris FC, bon match et belle fin de saison à vous !

