CULTURE SANG & OR

Douce France

Doux retour à la réalité ce week-end. La réalité des terrains cabossés et des tribunes semi-végétales, des départs en train et des changements de numéro de maillot.

Choc thermique

Alors que le rêve d’accrocher une qualification pour la coupe aux grandes oreilles s’amplifie de journée en journée, la vieille dame n’a pas dit son dernier mot. Et l’attrait pour celle-ci non plus.

T’as voulu voir Bondoufle, on a vu Bondoufle.

Affronter le « grand » Paris et le « petit » Linas-Montlhéry en l’espace d’une semaine c’est savoir s’adapter aux changements de température. C’est passer des paillettes et des effets pyrotechniques d’un Bollaert célébrant ses héros (les mineurs puis les joueurs) à un match de janvier à Bondoufle. Pas dérangeant pour les supporters, présents en masse autour du terrain.

crédits : Franco Arland / Iconsport

Mais c’est aussi revenir aux sources du football et à la réalité du monde amateur, au bon souvenir de l’aurore de chaque carrière professionnelle. Et ce n’est pas Flo Sotoca, buteur ô combien symbolique samedi, qui vous dira le contraire. Se rappeler d’où l’on vient.

Les fessées et les surprises

C’est la raison d’être du foot, on peut perdre contre moins fort. Et nos héros du week-end dernier le savent très bien. On doit respecter l’adversaire et le football. Ceux qui ont trimé se chargeront de le rappeler aux plus jeunes. Humilité.

Franck Haise a, lui, respecté les traditions et a agi comme un citoyen éco-responsable en économisant les énergies : les premiers tours permettent de faire tourner et de donner la chance à ceux qui jouent moins. Ils permettent également de découvrir quelques jeunes et le cas échéant de faire connaissance avec les recrues hivernales. Il sera probablement satisfait de ce qu’il a vu, malgré les conditions champêtres traditionnelles auxquelles les joueurs doivent s’adapter. 

crédits : Geoffroy Van Der Hasselt / gettyimages

Et comme s’il fallait rappeler que Lens “c’est un groupe”, ce sont des cadres sortis du banc qui ont envoyé le cuir par deux fois au fond des filets. Comme pour dire au groupe et aux supporters que nous partons pour une mission de 6 mois tous ensemble.

Si l’on se réfère à l’esprit de Saint Haise, nul doute que l’on débutera chaque match pour le gagner. Parés pour plusieurs missions ? Le mois de janvier nous donnera comme souvent quelques réponses.

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