Lens s’est imposé logiquement à Sochaux (0-3) avec du sérieux et de l’application. Direction les huitièmes. Si seulement nous pouvions voir le Racing continuer à avoir ce soupçon de chance au tirage et à maintenir ce même sérieux sur le terrain… ce serait peut-être enfin le moment en Coupe de France ?

Photo RC Lens
Le principal suspense ce week-end : jouera, jouera pas ? Le samedi, le dimanche ? À huis clos ? Avec du public, et combien de supporters lensois ? Le match s’est finalement déroulé le dimanche avec quelques-uns d’entre eux. L’occasion pour les journalistes de raconter de belles histoires autour de l’hospitalité spontanée d’hôtes sochaliens. Les commerçants aussi s’y sont mis : une brasserie a offert un verre aux supporters sang et or, et une chaîne de boulangerie leur a distribué café et croissants.
Peut-être une belle amitié est-elle née ce week-end avec les Lionceaux. Le Racing et ceux qui le suivent dans toute la France suscitent la sympathie. Est-ce justifié ? Oui, probablement. Il ne faut pas oublier qu’à seulement trente kilomètres de Lens, l’attitude détestable d’autres provoque un immense malaise. Cette saison, décidément, tout est prétexte — même la neige, alors qu’à Bonal on sait en préserver la pelouse — à offrir de belles images autour du Racing.
Week-end (presque) idéal
Quant au match en lui-même, même si la position, hors jeu ou non, du passeur décisif avant l’ouverture du score peut se débattre, et même si le break a été fait tardivement, les Lensois sont repartis avec tout ce qu’on pouvait espérer : la qualification, aucune blessure, un clean sheet et zéro carton jaune. Le froid de Franche-Comté en janvier, déplacement piège. Les Lensois ont cependant pris au sérieux cet adversaire, qui a fini par craquer. Pour paraphraser Cédric Berthelin, on serait tenté de dire : « La qualification, cha ch’est fait et on rente à s’baraque ».
Seul léger bémol : des joueurs comme Florian Sotoca, Morgan Guilavogui ou Saud Adbulhamid, qui avaient, comme le dit l’expression consacrée, « l’occasion de marquer des points » en étant titularisés par Pierre Sage, n’en ont précisément pas beaucoup engrangé. L’entraîneur semblait avoir peu de doutes quant à son onze majeur. Il a encore moins de raisons d’en nourrir après ce match. Samedi contre Auxerre, pour prolonger l’aventure sur la première marche du podium, le retour de Florian Thauvin, par exemple, paraît acquis.

Photo CSO
Faire mieux que les années précédentes
Ainsi donc le parcours lensois continue. Les supporters restent certainement prudents, échaudés par des tirages parfois défavorables, comme les deux dernières années, ou des défaites contre des équipes supposées très abordables. Lors de ce siècle, la liste des adversaires qui ont éliminé Lens en Coupe comporte de drôles de noms, qui nous font réviser notre géographie : Dieppe, Les Herbiers, Bergerac, Quevilly, Sannois Saint-Gratien, Arras ou encore Montceau-les-Mines.
Cette histoire tragi-comique, jusqu’ici, ne paraît pas devoir se répéter. Ce groupe formé autour de Pierre Sage se montre plus régulier, plus cohérent, plus fort que ne l’étaient ceux ayant connu ces désillusions contre des clubs plus modestes. Et si c’était enfin la bonne année ? On ne serait pas contre un petit coup de pouce du hasard, avec Lens désigné cette fois comme équipe qui reçoit. Si on commençait à y penser sérieusement ? Premier élément de réponse mardi avec le tirage au sort des huitièmes de finale.
