Ne pas ralentir maintenant

Ce soir, le RC Lens doit se relever avec un déplacement qui n’a rien d’anodin sur la pelouse de Strasbourg. Le duel des Racings oppose un groupe très jeune, plein de potentiel, à une équipe plus expérimentée et très performante. À ce stade de la saison, chaque point pèse lourd, surtout après une contre-performance à Bollaert.

Le capitaine prêt à aller au combat contre son ancien club
Photo CSO

Montrer notre force de réaction

Après la dynamique entretenue ces derniers mois, les Sang et Or avancent avec confiance, sans pour autant tomber dans l’excès. L’expérience doit servir d’arme. Le groupe de Pierre Sage a appris à gérer les temps forts, les temps faibles, et surtout à répondre présent quand le contexte se tend. Quant à eux, les Strasbourgeois nous reçoivent avec beaucoup de confiance après leur victoire contre Lyon. La Meinau est un stade où il est difficile de gagner. Il faudra du caractère. Les Sang et Or peuvent déjà se servir du soutien des supporters, présents en nombre à l’entrainement rendu public. Un soutien indéfectible, surtout au cœur d’une saison historique.

Cette équipe mérite tout l’amour du monde, et d’évoluer dans un environnement sain et stable, pour réagir de la meilleure des manières. Confiance, détermination, ensemble on a prouvé que tout est possible. Ce déplacement ressemble à un test de maturité, même si l’équipe a déjà prouvé leur force de réaction, comme le dit Pierre Sage : « On a déjà vécu ça quatre fois, on a toujours réussi à gagner le match d’après. On n’est pas en proie au doute. »

Un duel des Racings équilibré sur le papier

Sur le plan sportif, Lens arrive avec des certitudes. Le secteur offensif tourne bien, les rotations récentes ont permis de maintenir de la fraîcheur, et les cadres répondent présents. Florian Thauvin, Odsonne Édouard ou encore Adrien Thomasson savent que ce type de rencontre se joue souvent sur des détails : un duel gagné, un second ballon récupéré, un coup de pied arrêté bien négocié. Dans ces matchs à l’extérieur, la maîtrise émotionnelle compte autant que la qualité technique. Gagner à Bollaert, c’est une chose (déjà assez compliqué). Aller s’imposer dans une enceinte telle que la Meinau, qui aligne aussi les guichets fermés, en maîtrisant le tempo et en gérant les temps faibles, c’en est une autre. Si notre Racing veut continuer à regarder vers le haut, ce sont ces matchs-là qu’il doit transformer en déclaration d’ambition.

En face, Strasbourg joue gros. À trois points de la sixème place, le club alsacien alterne le solide et le friable. Capable de faire déjouer les grosses cylindrées, d’imposer sa technique, mais aussi de s’effondrer par séquences. Leur pressing peut gêner la relance lensoise, leur jeu direct peut mettre sous pression la défense artésienne. La défense Sang et Or va devoir corriger ses absences du samedi précédent si elle ne veut pas sombrer. À Lens de ne pas tomber dans le faux rythme, de ne pas subir ce que l’adversaire voudra imposer.

Abdulhamid qui regarde bizarrement notre photographe préféré
Photo CSO

Du côté des absents, Ruben Aguilar ne sera pas du voyage, à la suite de sa blessure contre Monaco, Abdulhamid devrait assurer sur le côté droit. C’est la seule nouvelle absence à relever. Le groupe a déjà prouvé en d’autres occasions que les blessures ou suspensions n’étaient qu’une occasion de faire tourner l’effectif, sans incidence sur les résultats. Peut-être une de nos plus grandes forces cette année : la bonne gestion des rotations forcées, surtout dans le secteur défensif.

Notre destin est entre nos mains

Une victoire demain permettrait de consolider la place en Ligue des Champions et de mettre la pression sur Paris (oui cette phrase existe, et oui nous sommes bientôt en mars). Le sprint final approche doucement, et chaque journée réduit un peu plus la marge d’erreur.

De (très) jeunes supporters qui raconteront cette saison à leurs enfants
Photo CSO

Le destin est toujours entre nos pieds. À Strasbourg, il faudra des jambes, du cœur et cette solidarité qui font notre force. Pas de triomphalisme. Pas de relâchement. Juste du Racing.

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