Après une victoire en Como Cup en guise d’entrée, puis un succès lors du Trophée des Champions en plat de résistance, le Racing a parfaitement lancé son championnat face à Auxerre, en s’imposant 5 buts à 2. L’appétit lensois semble insatiable depuis quelques semaines. Vous reprendrez bien un peu de dessert ?

Des débuts convaincants pour le nouveau coach
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Des recrues au diapason, une maîtrise à parfaire
Malgré ce score fleuve, tout ne fut pas maîtrisé, loin de là, sur la pelouse de Bollaert. À la mi-temps, le score n’était que de 1 à 0, à la suite d’un penalty plus que discutable accordé par M. Vernice, et transformé avec sang-froid par Florian Thauvin. La rencontre s’était enlisée ensuite quelque peu dans un faux rythme. Les Lensois, imprécis voire trop peu appliqués, ne parvenaient pas à emballer le match et creuser l’écart, alors qu’ils s’étaient retrouvés assez rapidement à 11 contre 10, après l’expulsion de Christ Makosso sur une accélération du plus en plus convaincant Abdallah Sima.
Certains nouveaux éléments semblaient encore manquer de rythme et d’automatismes avec leurs partenaires, à l’image d’un Franjo Ivanović volontaire, mais bien trop maladroit en première période. De la même manière, Maik Nawrocki a montré quelques largesses défensives, notamment lors de certaines transitions rapides bourguignonnes. Ses coéquipiers ont aussi peut-être manqué de rigueur dans le repli défensif. Dino Toppmöller aura donc cette semaine beaucoup d’ajustements à faire.
Mais les recrues ont su s’imprégner de la culture lensoise et relever la tête en seconde période, à l’image de la construction du deuxième but, finalement inscrit par Ivanović avec abnégation. Une action lancée par une magnifique transversale de Nawrocki. Se tromper, se relever, charbonner, encore et encore…
Ganiou, le guerrier

Ismaëlo Ganiou peut avoir le sourire. Il s’impose comme un élément moteur de l’effectif
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Depuis la blessure de Jonathan Gradit, Ismaëlo Ganiou a pris une ampleur que l’on n’imaginait pas alors. Samedi, le jeune défenseur était partout, écœurant les attaquants adverses, couvrant les quelques errements défensifs de cette charnière inédite et encourageant son compère « made in Gaillette » Souleymane Sagnan pour sa (très prometteuse) première titularisation en Ligue 1. Le tout en n’hésitant pas à se projeter sur les phases offensives, comme en atteste son but rageur inscrit à la 66e minute.
S’il y a bien un nom que Dino Toppmöller pourra coucher sur sa feuille de match avec certitude, et même en premier parmi les joueurs de champ, c’est celui d’Ismaëlo Ganiou. À seulement 21 ans, le défenseur franco-burkinabè s’impose déjà comme un véritable taulier. On sait que nombre de recruteurs l’observent déjà, mais qu’il a préféré prolonger jusqu’en 2030. Il a ainsi acquis dans la hiérarchie des salaires un statut plus en rapport avec ses performances, mais aussi affirmé son adhésion au projet du RC Lens. Savourons le plaisir de voir évoluer un joueur de ce calibre sous nos yeux encore une saison — au minimum, on le souhaite.
Des perspectives alléchantes
Le Racing s’est donc imposé face à Auxerre lors de cette première journée de championnat, comme en août 1997. Également par trois buts d’écart. Faut-il y voir un signe et espérer une issue similaire ? Les joueurs (dont beaucoup n’étaient même pas nés à l’époque) et les supporters que nous sommes n’auront pas le temps de se poser de questions. Le calendrier sera dense et excitant dans les semaines à venir, avec la perspective entre autres des joutes européennes. Et là où les Sang et Or ont péché face à l’équipe de Will Still, pas encore au point, ils pourraient être punis par des adversaires plus solides.
Ces dernières semaines nous ont habitués à manger du caviar. Il serait pour le moins difficile et brutal de se soumettre de nouveau à un régime. Cette entame de championnat nous a montré quels étaient les points d’appui et les axes d’amélioration. Il faudra encore du temps avant de voir se dessiner une ossature de titulaires solide et stable. On le sait en défense, où les absences ont contraint le nouvel entraîneur à tester des configurations variées, et à confier des responsabilités à des joueurs très jeunes. C’est aussi le cas dans le secteur offensif, où la concurrence sera rude.
L’état d’esprit affiché nous fait en tout cas saliver.

