Après deux matchs de championnat, deux lectures s’offrent au supporter lensois. Ce dernier peut regarder le verre à moitié plein et se dire que ce Lens version Dino Toppmöller est résolument offensif et qu’il ne lui manque plus que les réglages défensifs. Ou regarder le verre à moitié vide et constater que ce Racing concède beaucoup de buts et d’occasions et que cela pourrait lui être, à terme, préjudiciable.

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La promesse d’une attaque de feu
En après-match contre Strasbourg, Dino Toppmöller regrettait le manque de réalisme offensif. Et pour cause…Après en avoir collé cinq à Auxerre, les Lensois ont semblé pouvoir réitérer cette performance contre Strasbourg. Les journées se suivent et ne ressemblent pas toujours à l’image de Matthieu Udol manquant l’impensable lorsque le ballon lui a filé entre les jambes alors que le but vide n’était qu’à quelques décimètres de son pied. L’animation offensive lensoise a une nouvelle fois été impressionnante, mais a manqué cruellement de réalisme.
Les satisfactions sont à la fois collectives et individuelles. Abdallah Sima semble s’épanouir dans ce rôle d’attaquant de pointe. Florian Thauvin démarre la saison pied au plancher et Franjo Ivanović montre de belles promesses et n’est pas avare en efforts. Ce premier trio, qui laissera du temps de jeu aux autres attaquants quand il faudra enchaîner le championnat avec la Ligue des Champions, est prometteur.
Pour les alimenter, il y aura toujours les infatigables pistons Matthieu Udol et Saud Abdulhammid dont on connait déjà la valeur. Quid par contre des milieux centraux. Quatre joueurs s’y disputent une place et personne ne s’impose naturellement en cette fin de mois d’août, à commencer par un Mickaël Cuisance, décevant, dont on attend plus d’impact.
Des défenseurs qui subissent
Le milieu n’est pas le seul secteur qui interroge. La défense lensoise est pour l’instant poreuse. Seule satisfaction : Ismaëlo Ganiou est devenu un titulaire indiscutable, véritable taulier. Cependant, Dino Toppmöller semble bricoler pour lui trouver deux compères à son niveau. Les blessures de Samson Baidoo et de Jonathan Gradit ainsi que la suspension de Kyllian Antonio n’y sont pas étrangers. Ce serait à Maik Nawrocki d’en profiter mais tout juste arrivé et baladé entre le côté droit, l’axe et le flanc gauche, il peine à trouver ses marques. Le jeune Souleymane Sagnan a, quant à lui, été impérial contre Auxerre mais beaucoup plus discret contre Strasbourg. Alors, le coach allemand bricole, contraint même de faire rentrer en fin de match Ruben Aguilar dans l’axe de la défense.

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Au final, contre Strasbourg, les trois centraux ont semblé parfois bien seuls pour contenir les vagues bleues. Remplacer Malang Sarr et Samson Baidoo n’est guère aisé. On espère dans le futur davantage de sérénité et une meilleure animation défensive.
Le déséquilibre en permanence
C’est peut-être ça la philosophie du coach allemand : assumer les déséquilibres offensifs et défensifs. Une stratégie qui nécessiterait d’être réaliste dans les deux surfaces. Et probablement d’avoir des défenseurs imbattables dans les duels. Est-ce que les défenseurs actuellement présents sont capables de répondre aux exigences du jeu de Dino Toppmöller ? Nous l’espérons. Car si ce n’est pas le cas, le Racing continuera de concéder plus d’un but par match.

